François Vincentelli a tout simplement la classe.
Comédien talentueux, physique parfait, charme ravageur, sans omettre d’être une belle personne à l’intérieur. Et bien malgré tout ce palmarès impressionnant, François reste humble, léger, drôle et pétillant. Il a joué cartes sur tables, nous a raconté son histoire, quelques anécdotes et son beauty code pour assurer sur scène.
Un moment privilégié que nous avons partagé avec lui dans une ambiance joyeuse, bon enfant, complice et gourmande avec au menu, charcuterie et fromage Corse, of course !
EVERMAGAZINE : Quelle est ton actualité ?
F.V : Depuis décembre 2011, je suis sur les planches du Théâtre Edouard VII dans la pièce « Quadrille » de Sacha Guitry, mise en scène par Bernard Murat, aux côtés de François Berléand, Florence Pernel et de Pascale Arbillot. J’y interprète Carl Hérickson, un acteur vedette d’Hollywood, de passage à Paris et mêlé malgré lui, à un quiproquo des plus gênants et drôles. Un vrai chassé-croisé amoureux digne d’un marathon ponctué de savonnages et de fous rires. Ce genre de théâtre bourgeois est habilement échaffaudé, tout est subtil, texte, mise en scène et donc très agréable à jouer. Au fil des répétitions, je me suis ajouté un petit accent italien qui fonctionne très bien et donne au personnage une touche sympathique et inattendue.
EVERMAGAZINE : Tu as une autre actualité en parrallèle à Quadrille?
F.V. : Oui, en fait, je me suis dit qu’une seule pièce à jouer, ce n’était pas assez de travail alors pour le plaisir, j’ai accepté le rôle du Dindon de Georges Feydeau, l’un des plus brillants vaudevilles du répertoire. Avec Valérie Benguigui, François Berléand, Audrey Dana, Lorànt Deutsch et bien d'autres. Ce qui est incroyable, c’est qu’après cinq semaines de répétitions, on joue la pièce seulement sept fois, toujours au Théâtre Edouard VII et en direct sur France 2, mardi 22 mai à 20h40.
EVERMAGAZINE : Es-tu allé à la comédie ou est-elle venue à toi ? Comment cette rencontre s’est-elle déroulée ?
F.V. : C’est une histoire ancienne car j’ai toujours voulu devenir comédien. Le déclic, c’est à 14 ans en Belgique où je vivais. Mon meilleur ami suivait les cours de théâtre de l’école et m’a donné envie de m’y inscrire. J’ai tout de suite adoré et joué ma première pièce, « Amorphe d’Ottenburg. Très vite, j’avais l’inconscience de vouloir en faire mon métier. Comme une évidence. J’ai donc suivi les cours de l'INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle et techniques de diffusion) de Bruxelles pendant trois ans.
EVERMAGAZINE : Comment s’est passée ton arrivée sur Paris ?
F.V. : Je suis arrivé à Paris à 25 ans afin de booster le début de ma carrière. J’ai eu la chance de rencontrer le célèbre agent artistique Dominique Besnehard grâce à qui je suis entré chez Artmedia, une référence dans le milieu. Cela m’a permis de faire des choix de qualité et de ne pas accepter des séries TV comme « Hélène et les garçons » dans lesquelles j’aurais pu jouer facilement, cette voie ne correspondait pas à mon éthique.
EVERMAGAZINE : Quels sont les films et pièces de théâtre dans lesquels tu as joué qui t’ont le plus marqué et pourquoi ?
F.V. : « Château en Suède » de Françoise Sagan a été ma toute première pièce de théâtre jouée à Paris au théâtre Saint-Georges et bien évidemment, elle a beaucoup compté pour moi. En 1999, c’est ma deuxième pièce parisienne, je jouais dans « Le Nouveau Testament » de Sacha Guitry, mis en scène par Bernard Murat, aux côtés de Jean-Pierre Marielle. Un très grand moment ! La rencontre avec Marielle fût incroyable, il est devenu comme un père spirituel pour moi, d’ailleurs son fils est aujourd’hui un de mes amis les plus proches. J’ai des souvenirs indélébiles de sa famille d’amis, Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo, des hommes tellement exemplaires dont j’étais très admiratifs et encore aujourd’hui d’ailleurs. Côté filmographie, en 2005, Stefan Liberski a écrit un film belge « Bunker Paradise » en s’inspirant d’une histoire d’amour impossible avec une femme très riche que j’ai vraiment vécue. J’avais le rôle d’un jeune chauffeur de taxi fauché rencontrant le milieu de la nuit et du luxe qui bascule dans ses travers et ses pièges. C’était une belle expérience et le casting vraiment réussi (Jean-Paul Rouve, Yolande Moreau, Jean-Pierre Cassel…).
EVERMAGAZINE : Te prêtes-tu facilement aux transformations physiques que peuvent parfois exiger un rôle ?
F.V. : Oui mais finalement, jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment eu de grandes transformations. Dans Nuit Bleue d’Ange Leccia, par exemple, j’ai le rôle d’un terroriste corse, donc là, je suis très barbu. Ce qui ne me change pas beaucoup, excepté en ce moment où j’ai mon look petite moustache et cheveux gominés nécessaires à mon personnage dans « Quadrille ». Dans « L’Exercice de l’Etat », Pierre Schoeller m’a surpris dans le bon sens du terme car j’y interprète un ministre du budget et il souhaitait que je garde ma barbe de quelques jours et mes cheveux naturels. Etonnant, non ?
EVERMAGAZINE : Quels sont tes projets professionnels?
F.V. : Un long métrage français se profile pour cet été. Ca serait assez idéal d’enchaîner avec un film, histoire d’alterner avec le théâtre qui aura quand même pris plus de six mois de mon temps cette année.
EVERMAGAZINE : Quelle importance accordes-tu à ton physique ?
F.V. : De moins en moins d’importance. Finalement, le physique d’un beau gosse, ça peut aussi desservir car tu peux vite être cantonné à des rôles de bellâtre à la con. A mon arrivée à Paris, j’ai eu le droit au « encore un mannequin qui veut faire acteur » ! Et pourtant, on a le physique que l’on a et franchement, il n’y a pas de mal à être beau. En vieillissant, on devient moins lisse, c’est donc plus intéressant.
EVERMAGAZINE : Quelle vision as-tu de la beauté en général ?
F.V. : une vision au-delà du physique, comme le charme, un regard, un timbre de voix, ça oui, ça me touche. J’ai des goûts un peu spéciaux, je n’aime pas un type de femme particulier, mais je les préfère plutôt petites, ne me demande pas pourquoi, elles m’attirent plus que les grandes, c’est tout.
EVERMAGAZINE : Quelles sont les personnes, hommes et femmes que tu trouves belles ?
F.V. : En mode old school, j’adore Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, des hommes, des vrais et charismatiques. Dans la génération actuelle, je dirais Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Romain Duris…Côté femmes, j’aime bien Cameron Diaz et Gemma Arterton pour leur fraîcheur et côté naturel.
EVERMAGAZINE : Avec Quadrille en ce moment, tu vis une période très intense et physique, que fais-tu pour rester en forme ?
F.V. : Je nage une vingtaine de minutes deux à trois fois par semaine et je bois du vin rouge. (Rires). J’ai aussi une grande passion pour la sieste. En fait, j’ai choisi ce métier pour faire la sieste. Que je dorme 10 minutes ou 2h, je me réveille frais comme un gardon, ça me fait un bien fou et comme je me couche tard, c’est indispensable.
En Home Beauty
J’essaie de prendre soin de moi, surtout lorsque je joue car la peau trinque pas mal entre les maquillages et démaquillages.
Je me fais un gommage sur le visage, une sorte de micro-dermabrasion pour éliminer toutes les impuretés que je choisis chez Kiehl’s. Tous les matins, j’applique une crème qui me donne bonne mine : Hâlé Simple 24h/24, ligne Essentials de Sampar. Le soir, j’aime bien la Multi-Active Nuit de Clarins, que j’alterne avec la Crème de la Mer, je la pique à ma chérie. En fait, je fais partie du jury pour le Figaro Beauté depuis deux ans, et je reçois donc des produits à tester chaque mois mais chut, c’est un secret.
Erreur de Jeunesse
A 16 ans, j’étais punk, je jouais dans un groupe de musique et je me suis rasé le crâne, tout à fait normal.
En Forme
J’ai beaucoup joué au rugby notamment en salle et en Corse, j’adore faire du ski nautique, j’y vais dès que je peux, le plus souvent possible. Sinon, au printemps, je cours.
En Héritage, je n’aurais pas ce visage si…
Je n’avais pas du sang allemand, hollandais, espagnol, corse, suisse et belge. Je m’arrête là, promis !
Crédits Cosmétiques
Face Architect et Poudre Libre Ivory de Shu Uemura.
Photos : Diane Sagnier
Interview : Priscilla Patron
MUA : Yann Boussand-Larcher

