
Qu’en est-il de la censure en Iran ?
C’est une répression sévère qui nous saute d’abord aux yeux.
Deux journalistes allemands viennent ainsi d’être arrêtés, alors qu’ils étaient venus interviewer le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani. De quoi sont-ils coupables ? Le gouvernement iranien les accuse d’« être entrés dans le pays en tant que touristes ». On peut se demander ce qu’il leur serait arrivé s’ils avaient déclaré leur véritable activité…
Le monde a les yeux rivés depuis des mois sur le sort de cette femme encore menacée il y a peu de lapidation. En juillet dernier, sa peine a été commuée en faveur d’une pendaison. Maigre consolation pour cette femme de 43 ans. Mais qui n’est pas sans rappeler le fait que l’Etat de Washington utilise encore le noeud coulant pour ses propres condamnés.
Un curieux et nouvel engouement peut nous permettre de poursuivre notre osé parallèle. Depuis quelques temps, les iraniens se passionnent en effet pour… les séries américaines. Une chaîne qui émet depuis Dubaï, Farsi1, diffuse illégalement aux quatre coins du pays de la pure culture US. 24h Chrono, Second Chance et co y font partout un tabac. Et le gouvernement iranien à beau confisquer les récepteurs satellites et distribuer les amendes, il n’a pas réussi à enrayer le phénomène.
Entre censure sévère et étrange faiblesse pour la première puissance occidentale, l’Iran n’a donc pas fini de nous maintenir en alerte face à l’un des sinistres feuilletons de cette année.
Voilà, pour conclure, l’appel que nous lançons à la Fox : Jack Bauer pourrait-il mentionner, dans un prochain épisode, le cas toujours en sursis de Sakineh Mohammadi Ashtiani ?
Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces…
Lucille Dupré