
Qu’est ce
que
la Mode?
Un défilé d’arrogance ou un miroir de bienséance? L’empire de l’apparence où le moindre fait est porté à outrance? Une scène d’esthétisme brisée d’un coup de théâtre social mélodramatique? Une innovation coup de poing à contrat déterminé?
Didactiquement, la mode engage la collectivité dans un engouement de tendances et de sensations passagères, et pourtant, opportunes dans la société.
Brièvement:
« la Mode,
c’est ce qui
se Démode ».
Jean Cocteau, illustre poète anticonformiste et esthète Dandy du 20e siècle, décela la mode comme cette institution du neuf.
Extravagante et éphémère, telle est sa représentation visible. On l’estime pour sa singularité et son symbolisme.
Néanmoins, elle dérange par ses provocations et son inaccessibilité.
Pourquoi donc
ces Caractéristiques
sont-elles
si Impactantes?
Les valeurs de la mode ont-elles une influence déterminante dans notre espace social?
Tout dans la mode pousse à l’admiration, à la convoitise, et paradoxalement au dédain et à l’indignation. On la qualifie de superficielle et l’on s’inquiète de ne pas y correspondre.
Alors
où
se trouve
l’Equilibre?
Des années 20, âge d’or des couturiers, à notre société postmoderne sous l’empire du désir esthétique et de l’ambition individualiste, on alterne entre obsession du corps et valorisation de l’identité.
Depuis ces années mode, précurseurs de mouvements sociaux, politiques et économiques, l’An 2000 semble banalisé et se nourrir de toutes ces tendances.
On assiste au principe du cycle, illustration d’éternelle insatisfaction de l’individu, de lassitude et d’impatience.
« Une mode
a à peine Détruit
une autre Mode,
qu’Elle est Abolie
par Une plus Nouvelle,
qui cède Elle-même
à Celle qui la suit».
Le XVIIe siècle de Jean de la Bruyère, styliste de la littérature et fervent revendicateur de la doctrine de « l’imitation créatrice », s’accommodait des salons et des préciosités où dominait, selon lui, « l’inintelligible et le subtil ». Un mouvement qui fait désormais l’objet d’une approche contemporaine.