
EN
SEPTEMBRE
2008
explosait une crise financière qui se transformait bientôt en crise économique mondiale dont les conséquences sont loin d’être épuisées.
Quels que soient les timides signes de reprise, les effets de cette crise continuent de se faire sentir, dont un chômage croissant et une faible croissance sont les signes les plus visibles. Mais cette grave crise mondiale marque également une rupture, comme l’explique Nicolas Baverez dans un ouvrage éclairant.
Nicolas Baverez a consacré un important ouvrage à Raymond Aron qui fut le « spectateur engagé » le plus lucide du siècle dernier. Économiste et historien, il a, par ailleurs, publié des analyses aigües sur l’économie et la société française : Les Trente piteuses (Flammarion, 1995), La France qui tombe (Perrin, 2003), Nouveau monde, vieille France (Perrin, 2006).
APRES
LE
DELUGE...
est une remarquable réflexion sur la très grave crise mondiale qui, loin d’être surtout une crise financière, est globalement économique. Le constat est clairement défini : effondrement du mythe selon lequel les marchés s’autorégulent, déconfiture du néo conservatisme par démesure, le capitalisme affronte une de ses crises majeures. Mais, comme le souligne Nicolas Baverez, la nature du phénomène est mal déterminée.
Il insiste, à juste titre, sur le fait qu’il est vain de se satisfaire de mesures d’urgence et de reprendre, notamment dans le secteur bancaire, les mêmes errements.
Prenant en compte le déclin relatif des pays occidentaux corollaires de l’ascension de puissances asiatiques, telle la Chine et l’Inde notamment, l’auteur rappelle l’importante mutation géopolitique en cours.

Bref, loin de minimiser la portée de la crise, Baverez en indique l’ampleur et les conséquences...
