
« Une partie des recettes du luxe vient certainement de la dépression féminine » ironise Bernard Girard, consultant en management « Preuve en est, la croissance des ventes de rouges à lèvres de luxe aux Etats-Unis, après le 11 septembre 2001. Ou encore l’augmentation des ventes de 6% chez l’Oréal, en ce début d’année difficile ».
Cette théorie, baptisée le « Lipstick Index », veut qu’en période de crise, la vente de rouges à lèvres grimpe! « Cela s’explique par l’implication affective vis-à-vis de l’objet acheté. C’est une consolation narcissique, sociale et identitaire » poursuit Michel Joyeux, auteur de « Du plaisir à la dépendance » aux éditions La Martinière.
En cosmétique, le rouge à lèvres est un produit clé. C’est l’objet le plus acheté ; le plus facile à transporter ; le plus symbolique et qui modifie un visage en un tour de main. Etroitement lié au comportement compulsif des femmes, il devenu un capricieux indicateur économique : au printemps 2009, les ventes stagnent.
Preuve que nous sommes face à une grosse, très grosse crise ?

