EDITOBAMA /// YES WE CAN

OUI, Barack Obamaest l’incarnation du cool.

 

Grâce à son passé de basketeur et à son ancien job de travailleur social dans le south-side de Chicago, Obama bénéficie d’un big crédit dans la Street, et en maîtrise ses codes.

 

Il pratique le fist-bump avec la même aisance que le knuckle bump, le check du streeter comme celui du hip-hoper. Yobama, la crème du rap americain et des street artistes le soutiennent : Jamais un politique n’aura inspiré une telle production artistique issue de la rue.

 

L’ Obama Art s’affiche aussi bien sur les murs que sur les tee-shirts; son visage est en passe de remplacer ceux du Che et de Marley au palmarès des plus grosses ventes de coton imprimé.

 

Faut dire, tout comme son logo et son slogan, l’Obama face semble elle aussi avoir été pensée par le meilleur des studios de créa. V’là la gueule d’icône pop que se tape le gars.

 

 

Un véritable black Smiley.

 

 

D’ailleurs le mode de communication très pop utilisé pour vendre l’ Obamarque a généré une Obamania jusque chez les plus jeunes. Yo mama!! Vote for Obama!!; tel est le slogan qui se poste de Facebook en Myspace pour soutenir le candidat du réseau.

VOTE OBAMA /// © NILBOG

Schmittobama, c’est donc le phénomène Obama chroniqué par Schmitto en 6 épisodes. En fil rouge, la vie dans le South Side de Chicago, là ou Michelle a grandi et où Barack a été éducateur, un reportage réalisé en 2006.

/// Un Autre regard sur l'Amérique ///

 

L'AUTRE AMERIQUE ou LE TRIOMPHE d'un ALIEN A l’été 2008,
 
en plein milieu de la campagne présidentielle, lorsque l’écart entre McCain et Obama ne s’était pas creusé et que le résultat paraissait encore incertain, un journaliste du magazine Newsweek s’était aventuré dans certaines régions sudistes visées par le démocrate, telle la Virginie.
 
L’objectif était bien entendu de donner la parole à cette Amérique profonde dont tout le monde parle sans généralement l’écouter. Les paroles ramenées de ce voyage étaient sans concession : dans une large majorité, les « seniorscitizens » comptaient voter pour McCain tout simplement « parce qu’il est l’un des nôtres ».
 
On était là au cœur du débat: la perception par une partie de l’Amérique d’un Obama« alien », étranger à la vraie culture américaine. Notion sur laquelle SarahPalin a d’ailleurs largement surfé dans des meetings aux propos parfois douteux. D’une certaine manière, on peut dire que les résultats électoraux ont donné le plus net des démentis. Plusieurs états sudistes habituellement républicain ont voté Obama et sa victoire est plus large que celles de Bush.

BUSH

L’autre Amérique,

 

dénoncée par McCain et Palin, a donc triomphé.

Mais la peur des « petits blancs », peur inconsciente d’une sorte de revanche violente d’un peuple d’anciens esclaves trop longtemps opprimés, demeure sous le vernis de cette victoire faussement large et moins unificatrice, dans le décompte véritable des voix, qu’il n’y paraît. Et le sens de ce succès, déformé par les attentes parfois irréalistes des pays européens, est moins clair que ce que certains aimeraient croire.

MOVIE STARZ 1

VIDEO /// OLIVIER SCHMITT