NEO HETERO - FLORIAN GAITE///CYNEYE COVER

icongraphiesexuel

A l’heure du brouillage des frontières entre les normativités hétérosexuelles et homosexuelles, à celle des tensions entre les fantasmes familiers de l’homme et ceux d’une masculinité pleinement inspirée par les désirs féminins, une interrogation sur l’iconographie sexuelle de la virilité n’a rien de superflu.
 
L’apparition des termes métrosexuel* ou übersexuel** est signe d’un glissement, l’homme contemporain déplace les critères à travers lesquels il élabore sa figure traditionnelle, on parle même de révolution masculine. L’homme exhibant son corps au même titre que la femme? Rien n’est moins sûr. Les deux sexes ne bâtissent pas leur image érotique de la même façon, un grand déséquilibre règne et arrête la comparaison. L’image de la femme dans les consciences populaires s’est entièrement modelée au gré des envies de l’ Eros masculin.
 
On s’interroge peu sur ce qu’est la position lesbienne, sur la perception charnelle d’une femme par une femme, ou du moins le médiatise-t-on peu – ce qui reste, quoi qu’on en dise, une forme de négation, un simple déni.